Archives de catégorie : Hypnose de rue

Éthique et hypnose en Picardie

Peut-être avez-vous entendu parler de cette jeune fille, en Picardie, qui a fait l’objet d’une attention particulière en raison de ses endormissements provoqués par l’injonction hypnotique d’un « camarade » pratiquant l’hypnose de rue ?
J’ai longuement réfléchi avant d’en parler ici. Et puis, comme j’en ai déjà parlé ici et plus récemment , je trouve que finalement, ça complète bien le panorama de ma pratique du point de vue éthique.

Car de fait, s’il est évident que l’hypnose thérapeutique en cabinet n’est pas de l’hypnose de rue, c’est toujours de l’hypnose. Et l’amalgame pourrait être si facile, n’est-ce pas ? J’entends régulièrement, en cabinet, l’inquiétude « allez-vous me faire faire des choses… ? » Oh oui, je vais vous faire faire des choses 🙂 : « Imaginez que vous êtes sur une longue plage de sable blanc, illuminée par un soleil chaud, et l’eau salée et tiède de l’océan transparent« … « Percevez votre corps qui se détend, muscle après muscle, doucement, confortablement« … « Voyez cette petite fille/ce petit garçon que vous étiez à cinq ans et dont votre mère garde tendrement la photographie« …

Et parce que vous me faites confiance pour vous accompagner dans votre changement, je vais prendre soin de vous pendant les quelques instants où vous Continuer la lecture

Comment j’ai été hypnotisée en pleine rue

L’hypnose de rue est la forme d’hypnose la plus bluffante, très proche de l’hypnose de spectacle. Idéale pour jouer, tester et découvrir ? C’est ce qu’a voulu savoir Jéromine Santo-Gammaire, de Francetvinfo

Yohan Rimbert, hypnotiseur de 25 ans, exerce son art sur les passants, dans le quartier du Châtelet, à Paris. Je lui ai demandé de tester ses techniques sur moi.

Hypnose de rue - article FranceTVInfo

Yohan Rimbert hypnotise les passants qui veulent tenter l’expérience dans le quartier du Châtelet, à Paris. (JEROMINE SANTO GAMMAIRE/FRANCETV INFO)

OK, j’ai complètement conscience que je suis en train de tomber sur son épaule, mais c’est mon corps qui tombe. Je me dis toujours que si j’avais envie de me redresser, j’en serais capable. Je reste consciente de ce qui se passe. Mais cet état est agréable. Mon corps est relâché. Progressivement, j’oublie les passants qui nous observent sur la place Joachim-du-Bellay, à deux pas de la fontaine où l’eau ne coule pas, dans le quartier du Châtelet, à Paris. Je suis totalement concentrée sur la voix et la présence de l’hypnotiseur. Le reste devient secondaire.

J’ai croisé Yohan Rimbert, alias Don Julyus, au même endroit, il y a une dizaine de jours, manipulant les passants hypnotisés comme des marionnettes. « Avec l’hypnose, j’active la zone alpha du cerveau, celle des rêves, de l’imaginaire », m’avait-il alors expliqué. J’ai voulu comprendre, me faire hypnotiser moi aussi. Pas stressée. L’hypnotiseur m’avait affirmé qu’on ne pouvait pas pousser une personne à faire quelque chose allant à l’encontre de ses principes. Et, surtout, il avait réussi à Continuer la lecture