Archives de catégorie : Neurosciences

Alexithymie – Ou quand cacher ses émotions rend malade

Vous avez du mal à exprimer vos émotions ? A les laisser transparaître ? Vous semblez froid à vos proches et à vos collègues, et vous en souffrez ? Alors peut-être souffrez-vous d' »alexithymie »… Ce trouble de la régulation émotionnelle toucherait 10 à 15 % de la population, les hommes peut-être un peu plus que les femmes, générant ainsi – au-delà des « simples » problèmes relationnels – toutes sortes de maladies.

Décryptage…

PS : Si vous vous sentez concerné et voulez en savoir davantage, vous trouverez ici (en anglais) la possibilité de faire le test en ligne


Cacher ses émotions rend malade

13/06/14 à 14:30 – Mise à jour à 14:30

Source : Le Vif

Si vous êtes de ceux qui se laissent régulièrement déborder par leurs émotions, vous enviez peut-être les alexithymiques. Pourtant, le déficit émotionnel affecte aussi notre santé.

Alexithymie - ou quand cacher ses émotions rend malade

© Istock

Stéphane et Fabienne se présentent à un entretien déterminant pour leur carrière professionnelle. Stéphane a la gorge serrée et une boule au ventre, manifestations physiques qu’il attribue tout naturellement à l’épreuve qui l’attend. Si vous lui demandez comment il se sent, il vous répondra donc : « Ça ira mieux après l’entretien ! » Fabienne éprouve les mêmes symptômes, mais elle les explique tout autrement : « J’ai des crampes d’estomac, je me sens nauséeuse, j’ai dû manger quelque chose de pas frais… » Continuer la lecture

Science et émotions

 Durant des années, on ne nous parlait que d’intelligence, du fameux « QI ». Et un jour, le « QE » (Quotient Emotionnel) est sorti du bois – à la surprise générale, tant il semblait que science et émotions ne feraient pas bon ménage. Pourtant, que serions-nous sans nos émotions ? Ces émotions qui nous enquiquinent, nous font nous sentir mal, nous émerveillent et nous permettent de nous adapter en permanence à notre environnement. Et voilà qu’elles sont à leur tour explorées par la science… Ressenties ou pensées, elles nous offrent un fantastique tremplin dans notre rencontre avec « qui nous sommes » !

Alors partons à leur (re)découverte avec cet article de l’Express


 Emotions, ce que la science nous révèle

Par LEXPRESS.fr , publié le 02/12/1999

Sans elles, la vie serait un film en noir et blanc. Pas un cauchemar, plutôt un long fleuve infiniment tranquille, lisse et terriblement dangereux. Car, si les émotions donnent des couleurs à la vie, elles fondent aussi notre indispensable et constante capacité d’adaptation au monde qui nous entoure, nous presse, nous perturbe ou nous réjouit. Sans cesse, elles entretiennent un dialogue avec notre corps, notre cerveau, notre environnement. Elles tissent la toile ténue ou pesante de nos états d’âme. L’évolution les a ancrées profondément dans les méandres de notre cerveau, car elles ont permis à l’homme d’améliorer ses capacités de survie. Sensations ultrafamilières, la peur, la colère, la joie, la tristesse sont aujourd’hui dans le collimateur de la science, qui multiplie les découvertes sur leurs mécanismes, leur chimie, leur rôle dans le grand concert que dirige notre cerveau.

Plus que jamais, notre monde moderne fait appel aux émotions. A la télévision, dans la pub, le marketing, elles font la loi. On reproche même parfois à l’information de trop jouer sur cette corde sensible. Elles servent de toile de fond à la solidarité – Téléthon ou lutte contre la famine en Afrique. Elles imprègnent la culture – musique, chansons, livres ou films à succès. Elles apparaissent en filigrane dans nos entreprises, où la hiérarchie de type militaire n’a plus cours. Et même Internet a inventé les smileys, pour donner au courrier électronique un parfum d’émoi. Continuer la lecture

L’hypnose révélée par neuro-imagerie médicale

L’un de mes collègues avait relevé, en son temps, un article très intéressant de Sciences et Avenir : un cerveau sous hypnose travaille différemment et semble mobiliser davantage de capacités qu’à l’éveil. J’en parle souvent en fin de séance, lorsque mon consultant me rapporte sa surprise devant tout ce qui lui est venu, parfois, comme souvenirs, images, sons, musiques, odeurs etc !… C’est peut-être ce qui explique l’incroyable mobilisation de ressources que chaque personne ressent, sous hypnose ? Et pourquoi on dit que l’hypnose est un « état modifié de conscience » ?

Pour l’instant, allons à la découverte de l’hypnose révélée par neuro-imagerie médicale…


 Ce que révèle la neuro imagerie (par TEP)

Publié le 6 juillet 2005 par Sciences et avenir

Des chercheurs belges, canadiens et américains tentent de « voir » et de comprendre le mécanisme antalgique de l’état d’hypnose. Car il reste toujours mystérieux.

L'hypnose révélée par neuro-imagerie médicale

L’hypnose se caractérise par une plus grande activité du cerveau que lors d’une tâche mentale comme l’imagination. Les zones les plus activées sont le lobe pariétal (aires associatives) et les lobes occipitaux (aires visuelles). Autre particularité : la désactivation du précuneus sous hypnose.

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Hugues Duffau : Le cerveau se répare lui-même

 Et si le cerveau était bien plus incroyable encore que ce que l’on croit ? D’après Hugues Duffau, neurochirurgien et lauréat de la médaille Herbert Olivecrona, le cerveau est capable, dans une certaine mesure, de se réparer et de se réorganiser. Il utilise d’ailleurs, et depuis 1996, cette capacité pour opérer ses patients tout éveillé, et tester en direct les zones à préserver pour conserver les fonctions essentielles, telles que la parole ou la faculté de langues étrangères, et plus extraordinaire encore, des fonctions plus complexes telles que l’empathie ou la capacité à percevoir l’état d’esprit d’autrui… Mieux encore : d’après lui, le fonctionnement du cerveau repose sur des réseaux parallèles capables de se compenser les uns les autres en cas de problème, comme le métro parisien !

Exit donc la théorie du cerveau droit « logique » et du cerveau gauche « émotionnel » !


Hugues Duffau: « Le cerveau se répare lui-même »

L’Express/Sciences

Propos recueillis par , publié le Source : Le cerveau se répare lui-même

Le cerveau se répare lui-même

Hugues Duffau, spécialiste des opérations sur les tumeurs cérébrales, affirme que la zone de la parole se situe à des endroits différents selon les personnes.
© David Richard/Transit pour L’Express

Lauréat de l’équivalent du prix Nobel en neurochirurgie, Hugues Duffau affirme dans le numéro d’octobre de la revue Brain que la zone de la parole dans le cerveau n’existe pas. Il développe son propos pour L’Express.

Son souci de la discrétion frise la pathologie. On ne voit jamais le Pr Hugues Duffau, en dehors des 40 congrès internationaux où il est invité chaque année à exposer ses travaux sur le cerveau. Il n’aime pas, dit-il, « jouer les vedettes ».

Ce chirurgien de 47 ans a pourtant imposé dans le monde entier sa technique époustouflante consistant à retirer les tumeurs du cerveau sans endormir les patients, mais il se refuse à « parader » dans les couloirs du CHU de Montpellier en compagnie du photographe de L’Express. Il prend donc la pose dans son bureau, avec simplicité. Fier d’avoir reçu l’équivalent du prix Nobel en neurochirurgie, cet homme qui marche hors des sentiers balisés s’exprime d’une voix douce et égale. Continuer la lecture

Relâcher le contrôle cognitif pour mieux apprendre ?

Et si trop mentaliser empêchait d’apprendre de manière simple ? Cet article propose une piste intéressante pour mieux apprendre, car il semble que maintenir un contrôle cognitif empêche les différentes aires perceptives de faire leur travail…


Neurosciences

Pour apprendre, le cerveau doit se relâcher

Publié le 06.04.2015 à 20h35

Une méthode innovante pour analyser l’évolution des schémas cérébraux suggère que les sujets apprennent d’autant mieux qu’ils « débrayent » leur contrôle cognitif.

Bassett et al., Nature Neuroscience

Pourquoi certaines personnes apprennent-elles plus vite que d’autres ? Une équipe de chercheurs américains regroupés autour de Scott Grafton, spécialiste en neurosciences à l’université de Santa Barbara, propose une réponse : c’est la capacité à spécialiser son cerveau et à, en quelque sorte, lui « lâcher la bride », qui fait la différence.

Un apprentissage étendu sur un mois et demi

En neurosciences, tout commence souvent par une tâche. Celle proposée aux sujets de cette expérience n’avait Continuer la lecture

Imagerie médicale et hypnose

On savait que le cerveau ne savait pas faire la différence entre le rêve et la réalité. De ce fait, il ne fait pas non plus de différence entre ce qui est vécu durant une séance d’hypnose, et ce qui est vécu dans la réalité. En conséquence, une fois revenu dans la réalité, c’est comme si la situation avait déjà été vécue. « Et du coup, ça se passe beaucoup plus comme on l’avait souhaité » ! (voir Auto-hypnose et burn-out). D’autant que les preuves scientifiques sont là !

Des bases scientifiques plus solides

Les progrès de l’imagerie cérébrale et des neurosciences permettent de mieux comprendre l’état hypnotique et ses bénéfices thérapeutiques.

 23/3/15 – 15 H 20| LaCroix.com

L’imagerie médicale permet de comprendre le fonctionnement du cerveau en activité pendant l’hypnose.

L’imagerie médicale permet de comprendre le fonctionnement du cerveau en activité pendant l’hypnose. (ZEPHYR/SPL/COSMOS/)

Après avoir été largement utilisée jusqu’en 1920 (pour soigner notamment les traumatismes de la Grande Guerre), l’hypnose a été délaissée par les médecins pendant le reste du XXe  siècle, avant qu’ils s’en emparent à nouveau à l’aube des années 2000. Ce regain d’intérêt est lié en grande partie à l’essor récent des neuro­sciences cognitives, qui l’ont sortie des pratiques un peu « magiques » en lui conférant une objectivité.

Les progrès de l’imagerie cérébrale, notamment le TEP (tomographie par émission de positrons) permettant d’observer un cerveau en activité, ont élucidé les mécanismes qui entrent en jeu. « On a pu montrer qu’il s’agissait d’une fonction cérébrale cognitive, en lien avec Continuer la lecture