La maladie du soda (NASH) fait des ravages

Le NASH ? Quesaco ?

Les ravages de la maladie du soda (NASH) : Pierre Ménès avant sa maladie

Photo Score.fr

Lorsque vous venez me voir pour un problème de poids, vous me dites en souriant un peu en coin « Je suis gourmand(e) et je l’ai toujours été », d’un air complice, comme si ce n’était pas très grave, au fond…

Bien souvent, vous êtes honnête et vous reconnaissez que vous mangez trop sucré, trop gras, parfois trop salé.

Les ravages de la maladie du soda (NASH) : Pierre Ménès après sa maladie

Photo Sport24.lefigaro.fr

On a la chance incroyable de vivre en Occident, où on peut s’acheter de la bouffe à tous les coins de rue, où il y a, dans chaque magasin, des dizaines de mètres de linéaires remplis de toutes les tentations possibles : bonbons, gâteaux, chocolat, céréales de petit déjeuner, sodas…

Mais avez-vous conscience du risque que vous courez, au-delà de vos quelques kilos en trop ? Ce risque, c’est la maladie du soda, ou maladie du fois gras (NASH en anglais) :-/


Six millions de Français victimes de la maladie du soda (NASH)

par Philippe Berrebi

Publié le 11.03.2017 à 09h18

C’est une image étonnante que nous livre ce matin Le Parisien. Celui qui trônait sur les plateaux de télé a l’air bien frêle dans son petit fauteuil. La maladie est passée par là. Pierre Ménès disparaît des écrans le 28 août 2016. Atteint d’une cirrhose NASH liée à un diabète de type 2, le journaliste sportif, 53 ans, est victime en 2015 d’une hémorragie intestinale. Son état de santé se dégrade rapidement et il laisse 45 kg dans sa descente aux enfers. « A quelques jours près, j’étais mort ».

Une double greffe du foie et de rein réalisée en décembre 2016 va le sauver, raconte le quotidien.Mais durant plusieurs mois, le commentateur sportif reste discret. Et pour cause. Pour beaucoup, cirrhose rime avec alcoolisme. « Je ne bois pas, à part un whisky-coca en boîte de nuit, trois fois par an », explique Pierre Ménès.

Comme six millions de Français, il souffre de la maladie du foie gras. L’organe n’arrive plus à transformer la graisse. D’abord silencieuse, la pathologie progresse en créant des lésions hépatiques.
Cette stéatose hépatique non alcoolique (NASH en anglais) est liée à nos modes de vie. Trop de sodas, de graisse et de sucre, une sédentarité grandissante, le cocktail est explosif.

Les chiffres affolent les spécialistes. Avec près d’un homme sur deux et une femme sur trois en surpoids, la NASH devient une épidémie silencieuse. « En 2020, les experts s’attendent à ce qu’elle devienne la première cause de transplantation hépatique en France, devant l’hépatite C, rappelle la journaliste Elsa Mari. 5 % des malades développeront un cancer et 20 % des décès liés à la NASH sont d’origine cardiovasculaire.

Alerter l’opinion publique, sensibiliser les médecins, les scientifiques multiplient les actions pour freiner l’épidémie. Adossés à la société de biotechnologie Genfit, des Français viennent d’ailleurs de lancer un fonds de dotation, The NASH Education Program, pour encourager les initiatives autour de la maladie. D’autres tentent de mettre au point une méthode de dépistage moins invasive que la biopsie du foie.

Il s’agit d’une course contre la montre. Pierre Ménès l’a gagnée de peu. Aujourd’hui, il réapprend à marcher, mais le commentateur nous prévient : « Je n’ai pas changé, je suis toujours aussi con ». Nous voilà rassurés !

Source : Pourquoidocteur.fr

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